Des maux à différencier

Burnout

Le burnout est un syndrome d’épuisement professionnel. Maslach (1981) conceptualise le burnout comme un syndrome composé de trois dimensions :

  1. Un état d’épuisement émotionnel où l’individu ressent une grande fatigue et une terrible lassitude ;
  2. Une attitude de « dépersonnalisation » où la personne fait preuve de détachement, distance cynisme ou une totale indifférence envers le travail ou son entourage professionnel ;
  3. Une baisse de l’accomplissement professionnel et de son efficacité professionnelle.

Le burnout est une conséquence négative d’un stress chronique que la personne subit à cause de son activité professionnelle. A la différence de la dépression, le burnout prend systématiquement son origine dans la sphère professionnelle.


STRESS

D’après Lazarus et Folkman (1984), le stress est une relation particulière entre la personne et l’environnement, relation qui est évaluée par l’individu comme excédant ses ressources et menaçant son bien-être. Il existe deux types de stress :

  • Le stress aigu : il est très fort mais ne dure pas ;
  • Le stress chronique : il dure, c’est un état de stress permanent.

Les situations stressantes qui s’installent dans la durée ont toujours un coût pour la santé des individus qui les subissent. Le risque de burnout est alors amplifié si ce stress professionnel devient chronique.

 

 

 

Anxiété

L’anxiété est liée à des peurs intenses, qui peuvent être répétitives, chroniques, et qui, par conséquent, peuvent devenir pathologiques. Il est important de distinguer deux notions, à savoir l’anxiété-état et l’anxiété-trait. Pour la première, il s’agit d’un état émotionnel dit passager, qui peut intervenir chez n’importe qui d’entre nous.

En revanche, l’anxiété-trait est une caractéristique individuelle, apparemment innée, qui se manifeste selon deux façons : la prédisposition à éprouver des états de peur en présence de sollicitations, qui ne sont peu ou pas anxiogènes pour les autres et la prédisposition à développer des peurs à l’égard de sollicitations qui ne sont pas en tant que telles directement anxiogènes.

 

dépression

La dépression est la maladie psychiatrique la plus fréquente. Il est primordial de la différencier de la « déprime », terme très courant, qui se caractérise par un état de mal-être assez diffus, peu profond et de durée plutôt courte.

A l’inverse, la dépression est une véritable maladie mentale où la personne va ressentir une humeur dépressive quasi constante et qui perdure au moins 15 jours d’affilés. Il existe de nombreux symptômes liés à la dépression parmi les suivants : perte de plaisir, fatigue, douleur morale, troubles alimentaires et du sommeil, irritabilité, idées noires, difficultés de concentration etc. 

 

 

Harcèlement

Le harcèlement au travail se caractérise par des agissements hostiles répétitifs et persistants qui dégradent les conditions de travail et affectent la santé physique ou psychologique et le devenir professionnel des cibles.

L’employeur a une obligation générale de sécurité et doit prendre les mesures nécessaires pour assurer et protéger la santé physique et mentale, ainsi que la sécurité de ses salariés et le pouvoir de sanctionner tout harceleur. Depuis 2002, le harcèlement est considéré comme un délit passible d’emprisonnement et d’une amende.

 

Workaholisme

Le workaholisme fait référence à un besoin de travailler devenu si excessif que cela créer une nuisance observable ou une interférence avec sa personne, sa pensée, son bonheur personnel, et ses relations interpersonnelles. En effet, le workaholique peut sacrifier toute activité extraprofessionnelle au profit du seul travail et reléguer au second plan, l’entourage familial, amical etc.

Le motif de consultation des patients est plus souvent le stress ou le burnout que le workaholisme, moins connu. Pour les personnes concernées, on retrouve un surinvestissement dans leur travail en s’épanouissant pendant un certain temps mais elles se sont épuisées au fil du temps, leurs attentes out été déçues, leurs illusions perdues.

Connaissez-vous la différence entre les "psy" ?

En France, le titre de psychologue est protégé et reconnu par l’État depuis 1985. Pour faire usage de ce titre, il est exigé d’être titulaire d’une licence mention  « psychologie » et d’un master mention « psychologie » comprenant un mémoire de recherche et un stage professionnel. Un master mention « psychologie » ne permet pas, à lui seul, d’obtenir l’autorisation à faire usage professionnel du titre de psychologue. Il existe de nombreuses spécialisations en psychologie en fonction des tranches d’âge (psychologue pour enfant, spécialiste des troubles du vieillissement, etc.), ou encore d’un champ d’activité (neuropsychologie, psychologie clinique et psychopathologique, psychologue du travail, psychologue scolaire, etc.). Le/la psychologue doit par ailleurs être inscrit(e) à l’ARS (Agence Régionale de Santé) qui délivre un numéro ADELI.

Le/la psychothérapeute est celui/celle qui est formé(e) à une technique de thérapie parmi les 300 recensées en France. Il faut savoir qu’avant 2010, n’importe qui s’étant formé à l’une de ces techniques pouvait exercer en tant que psychothérapeute. Afin de mettre un terme à certaines dérives, la loi a réglementé l’usage du titre (cf. décret du 20 mai 2010). L’accès à cette formation est réservé aux titulaires d’un diplôme de niveau doctorat donnant le droit d’exercer la médecine en France OU d’un diplôme de niveau master de psychologie ou psychanalyse. Cette formation comprend, une formation théorique en psychopathologie clinique de 400 heures minimum et un stage pratique d’une durée minimale de 5 mois dans des services agréés. Le/la psychothérapeute doit par ailleurs être inscrit(e) à l’ARS (Agence Régionale de Santé) qui délivre un numéro ADELI.

A ce jour, l’usage de la psychanalyse n’est pas réglementée, c’est-à-dire que quiconque peut se dire « psychanalyste ». Il suffit d’avoir soi-même suivi une psychanalyse pour pouvoir la pratiquer. Néanmoins, la plupart des psychanalystes ont une formation initiale de psychologue ou de psychiatre. Il existe plusieurs écoles : école freudienne, lacanienne, jungienne etc. Peu importe l’orientation théorique, il s’agit d’une introspection minutieuse de l’inconscient en utilisant la parole comme unique support.

Le psychiatre est un médecin spécialisé en psychiatrie. Il traite la souffrance psychique et les maladies mentales. Il est à même de porter un diagnostic en fonction de symptômes précis et par conséquent de délivrer si besoin des médicaments (psychotropes, anxiolytiques, antidépresseurs, neuroleptiques) et/ou une hospitalisation. Il est à même d’établir un diagnostic précis de la pathologie du patient et proposer un traitement adapté.